Démarche artistique


Fasciné par les incommensurables forces et fragilités de la Vie,

c’est à la dangereuse Rencontre de ses équilibres et déséquilibres, que l'artiste Ignacio Pérez CABALLERO situe son travail. 

Dans les points de tension de ces moments violents ou apaisés, ses œuvres apparaissent, criantes de ses vérités contrastées. 

Face aux mouvements de la vie, les rapports de force qu'il observe sont donc l’occasion de peindre ses peurs et ses joies, ses résistances et lâcher-prises, témoignant ainsi de ses renaissances successives.

Bio 


Ignacio Pérez CABALLERO est surtout connu pour ses peintures abstraites colorées sur toiles,

à l’acrylique et techniques mixtes. 

Son travail nait de ses influences méditerranéennes. De hauts contrastes de lumières et couleurs réhaussés par la matière déposée au couteau et structurée par le collage.

Dans les œuvres essentiellement abstraites de l'artiste, il est question du rapport de force entre les éléments, les espaces et les mouvements.
La toile est considérée comme une fractale du monde, dans laquelle les énergies s'affrontent et s'harmonisent dans une danse infinie. Le geste de l'artiste est fulgurant et précis, rendant compte des émotions qui le traversent.

Il s'agit de résilience à travers ses peurs et ses joies, ses résistances et abandons, témoignant ainsi des renaissances successives que vit l'homme face à l’adversité.

Histoire d'artiste


Ma sensibilité d’artiste a été révélée au tout début, par les expériences « d’expressions plastiques » que l’on m’a tout simplement fait vivre à l’École Maternelle de mon village de Haute-Garonne de 1967 à 1969. 
C’est là qu’en arrivant à 3 ans d’Algérie en France - et sans connaître au départ le moindre mot de la langue française - j’ai découvert que je pouvais m’exprimer aussi en dessins, peintures, collages, et modelages ! 
Je me suis littéralement régalé pendant ces deux années, à chaque fois que l’on me donnait un crayon, que je prenais des feutres, un pinceau, ou que je faisais des animaux avec de l’argile ! 
J’étais vraiment émerveillé de ce qui surgissait sous mes doigts ! À une époque bien entendu où je ne me comparais à aucun.e de mes voisins-voisines de classe. 
J’avais le simple bonheur de créer par moi-même ; sans autre intérêt que l’immédiateté de tous mes gestes créatifs, et de toutes mes découvertes plastiques ! 
Je me souviens : c’était l’époque des JO passés de Tokyo et de ceux à venir de Mexico, et les maîtresses nous avaient montré des images de ces 2 grandes cultures, à partir desquelles j’ai ensuite fait surgir d’enfantins japonais en costumes traditionnels, dans les jardins d’étranges maisons aux toits superposés ; puis j’ai dessiné et peint les aventures du petit « Panchito » dans les Arènes de Toros baignées de soleil. 
Je me souviens aussi du grand avion « le Concorde » que j’avais peint sur un grand fond bleu ciel ! 
Ces moments de bonheur forts sont parmi les meilleurs de ma vie, au point que c’est sur cette extraordinaire période de liberté créatrice, que je me suis appuyé par la suite pour garder l’espoir de pouvoir revivre pleinement un jour une telle intensité de création régulière, malgré les restrictions sociales et familiales que j’allais rencontrer les années suivantes ! 

Car hélas, à partir du moment où je suis entré à l’école primaire, tout mon bonheur de petit artiste a soudainement été stoppé net, et mis sous cloche ! 
En effet, du CP jusqu’à la fin de la 3ème, aucun vrai cours de dessin ou de couleur ne m’a jamais été donné ! De mes 6 ans jusqu’au lycée, je n’ai donc jamais appris la moindre leçon picturale ! Ce n’était apparemment pas prévu dans mon académie.
C’est peu dire combien alors toute ma scolarité m’a semblé horriblement ennuyeuse !
J’ai dû me résoudre à ronger mon frein pendant 9 ans, dans le simple espoir de jours meilleurs ! 
Heureusement, ces longues et pénibles années ont fini par passer, et à la fin de mon année de 3ème, mon père a suggéré l’idée - considérant mes résultats bien moyens au collège, et les dessins que je faisais quand même à la maison - que je pourrais aller au Lycée d’Arts plastiques de Toulouse ! 
Mais ce fut plutôt « par défaut » de qualités scolaires vraiment utiles à ses yeux, que par vrai qualité pour lui ; en effet, il aurait préféré que je sois très bon littéraire. 
Et c’est là, au lycée, face à mon bonheur de retrouver ENFIN des possibilités de créer, que mon frère aîné d’un an de plus que moi, et jaloux depuis ma tendre enfance de mon aisance en société, s’est encore plus « déchaîné » sur moi. 
A 16 et 15 ans, nous partagions une toute petite chambre de 12 m2 dans le HLM où nous habitions avec nos parents. Mais en fait, à ses yeux, ma présence l’obligeait à partager « SA chambre » avec moi !
Ce qu’il n’a pas manqué de largement me faire « payer »pendant une dizaine d’années. 
En passant par exemple régulièrement derrière mon dos quand il me voyait faire mes devoirs d’arts plastiques, pour me marteler gratuitement et à l’envie : « mais qu’est-ce que tu nous fais encore comme Merde ? »; ou bien en me donnant un grand coup dans le plexus ou le ventre, les rares fois où j’osais protester contre sa méchanceté, envers moi ou notre petite sœur, qu’il avait prise en grippe également. 
Et mes parents ne lui disaient rien ! C’était encore l’époque où dans certaines familles l’ainé avait davantage de « droits » que les enfants suivants.
Par ailleurs, pendant 8 ans, et malgré la vingtaine de professeurs d’arts plastiques que j’ai eus au lycée et surtout pendant mes 5 années à l’École des Beaux-arts, Pas un Seul de ces professeurs ne s’est Jamais vraiment mis à mon niveau pour me connaître vraiment, ni me questionner ; et encore moins, bien sûr, m’aider à me révéler. 

Justement, mon 1er pas personnel pour devenir vraiment artiste a eu lieu ...cliquer ici pour accéder à l'histoire complète de l'artiste