Mes influences méditerranéennes

Dernière mise à jour : juil. 21

Je ne crois pas qu’il existe un sujet qui soit aussi lointain pour moi dans le temps et ma vie que celui de mes influences méditerranéennes.



Et je ne parle pas de ma généalogie nettement espagnole, mais réellement des premières images que j’ai retenues durant les 1000 premiers jours de ma vie, passés au nord de l’Algérie, à Oran exactement, au bord de la Méditerranée.

Je n’y ai que des souvenirs de mer bleue, de ciels dégagés, de plantes résistantes et d’arbres odorants et typiques tels que les cyprès et les pins;

et puis les personnes : surtout des familles arabes, avec les hommes enturbannés et habillés de blanc, et les femmes en robes longues avec leurs foulards, auxquelles ma mère espagnole se mêlait dans la rue, elle avec le foulard européen de l’époque, lorsqu’elle nous promenait avec mon frère puis notre sœur.

Je me souviens aussi de nos visites aux parcs, et de nos jeux sur la terre et l’herbe, avec les pigeons.


Il me reste également de cette période un grand souvenir avec mon père, qui s’était lié d’amitié dans le port avec le propriétaire d’une grande barque. Et ce pêcheur nous avait emmené faire un tour en fin d'après-midi, pour découvrir la houle côtière et les odeurs marines, au clapotis tanguant de son embarcation.


Depuis j'ai surtout gardé l’azur du ciel, dans cette chaleur et ce soleil quasi permanents, avec l’impression d’un jaune vigoureux, ainsi que des verts francs de la végétation !

C’est quelque chose qui m’a marqué, je dirais pour toujours; car ce sont ces couleurs franches que l’on retrouve très souvent dans mes peintures.


Et ensuite, dans ma vie en France, je n’ai eu de cesse,

⁃ soit de « souffrir » pendant les 19 années suivantes de ne trouver que les brumes étranges et les vents forts autour de Toulouse (qui m’ont empêché de vraiment voir les couleurs vives naturelles que j’avais tant aimées tout petit !)

⁃ soit de déménager, à 23 ans, du côté de Montpellier - si proche de la Méditerranée ! - pour m’extasier enfin à nouveau devant les ciels cobalts et les verts saturés, ainsi que devant le soleil omniprésent !


Quant aux matières que j’ajoute souvent aussi sur mes peintures, elles proviennent également des terres dures et contrastées des hauteurs oranaises, lorsque nous allions nous promener sur le haut du massif où se dresse encore aujourd’hui la Forteresse de Santa Cruz.


Voilà donc une des grandes explications tactiles et émotionnelles de ma Peinture d'aujourd'hui ! "


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